L’open data au service de la transition énergétique

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L’un d’entre eux devrait dans les années à venir prendre une place considérable, il s’agit de l’Open Data.Entre la loi sur la transition énergétique votée l’été dernier et la Conférence internationale sur le climat (COP21) qui s’est déroulée en décembre à Paris, l’environnement est depuis six mois au cœur des préoccupations des pouvoirs publics en France et à l’international. Les engagements pris doivent notamment conduire à une prise de pouvoir des énergies renouvelables et une baisse des émissions de gaz à effet de serre. Pour y arriver, la collecte des données, notamment énergétiques, sera essentielle.

L’Open Data, traduction de l’ouverture des données, est considérée aujourd’hui comme l’un des moyens d’actions les plus efficaces pour réussir la transition énergétique. En effet, l’accès gratuit aux données et notamment énergétiques permet d’optimiser les moyens d’actions en ciblant les espaces prioritaires, qu’ils soient géographiques ou sectorielles.

Une cartographie de la consommation énergétique

C’est d’ailleurs ce qu’il se passe en Ile-de-France, où depuis le 7 décembre 2015, l’Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies (ARENE), L’institut d’aménagement et d’urbanisme de l’Ile-de-France (IAU-IF) et Airparif ont lancé un outil interactif à destination des collectivités locales de la région parisienne pour leur permettre d’accéder à une immense base de données des consommations d’énergies.

Baptisée Energif ROSE (Réseau d’Observation Statistique de l’Énergie), elle permet d’obtenir un état des lieux très précis de la consommation et de la production énergétique, à la fois par secteurs d’activité mais aussi par habitations. Cet outil servira en premier lieu pour l’élaboration des outils d’aménagement comme le Plan Local d’Urbanisme ou le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCET), grâce à une actualisation instantanée des données.

A côté d’Energif ROSE, un second outil permettra d’optimiser la politique énergétique en Île-de-France. Il s’agit d’une initiative de l’Atelier Parisien d’Urbanisme (APUR) qui propose une carte de synthèse regroupant des données de construction, de densité de population mais aussi les réseaux d’énergies et les gisements d’énergies renouvelables et de récupération. Ainsi, selon les territoires, il sera possible de mettre différentes actions en les rationalisant.

Par GREENAYMERIC

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