L’open source est une boîte à outils magnifique si on sait choisir les bons outils

Les outils open source et l’open data permettent aux développeurs de gagner en autonomie et de se concentrer sur la valeur ajoutée de leur projet. Explications avec Matthieu Debeaux, consultant technique Bluemix.

Les clés de demain

Comment l’open source et l’open data permettent-ils aux développeurs de mettre au point leurs propres solutions ?

Matthieu Desbeaux : Pour construire une application, les développeurs ont besoin d’outils mais aussi d’un socle. Aujourd’hui, ils peuvent utiliser différents langages et plateformes disponibles en open source. Avec les nouvelles solutions de « conteneurs », les contenus deviennent compatibles entre serveurs, ce qui facilite leur portabilité sur les différentes plateformes. Toutes ces solutions démocratisent le concept de virtualisation. Des développeurs qui ne sont pas forcément des experts réseaux peuvent mettre au point des applications sur leur poste de travail, sans avoir besoin de demander à l’ingénierie de leur développer un serveur. L’open data facilite la distribution des données et les phénomènes de massification. Quand ils construisent des projets en mode « Do It Yourself » (DIY), en s’appuyant sur des données ou des briques déjà prêtes, les développeurs peuvent se concentrer sur le cas d’utilisation qui les intéresse et qui créera de la valeur. Tout ce qui relève de l’open source n’est pas forcément gratuit mais cela permet de développer les projets plus rapidement.

Dans quels domaines le recours à l’open source et l’open data est-il particulièrement intéressant ?

M. D. : Aujourd’hui, tout ce qui concerne le big data est largement « open sourcé ». C’est un des domaines qui bénéficie le plus de l’open source et de l’open data car il nécessite d’intégrer en permanence des données « vivantes ». Les tutoriels en ligne sont aussi un élément très important du DIY. L’open knowledge permet de partager facilement les expériences et d’aller beaucoup plus loin qu’avec les blogs qui existent depuis longtemps. Aujourd’hui, on trouve des projets entiers avec les codes et les méthodes à suivre pour monter un dispositif de reconnaissance visuelle, de géolocalisation… Les briques déjà disponibles permettent également aux participants de hackathons de gagner beaucoup de temps. Le projet AdTrading, primé en juin lors du hackathon BlockFest de l’Ecole 42, met en relation les annonceurs et les diffuseurs de publicité en mixant blockchain et IoT. Ses concepteurs se sont appuyés sur deux « recettes » IoT et un « starter kit » Blockchain, disponibles en open source. En deux jours, ils ont pu développer l’interface complète de leur projet.

Comment la plateforme Bluemix d’IBM s’inscrit-elle dans ces tendances ?

M. D. : Bluemix offre différents outils et services aux utilisateurs. La plateforme d’exécution intègre trois codes (Cloud Foundry, Docker ou OpenStack) pour que l’utilisateur choisisse celui qui correspondra le mieux à son projet. Le catalogue de services comprend des modules sur le big data, l’Iot ou le machine learning avec Watson. Pour les solutions IoT basées sur des données de géolocalisation, Bluemix propose un service Context Mapping. La plateforme permet aussi d’intégrer un service d’envoi de SMS qui se déclenche quand une personne entre dans une zone intéressante, mais qui n’est facturé que lorsque les SMS sont réellement envoyés. Les applications qui intègrent ce service étendent les cas d’utilisation, sans que le développeur ait besoin de devenir expert de ces technologies assez compliquées. Bluemix intègre aussi des services construits en externe, qui contribuent à apporter de la valeur à l’ensemble de l’offre.

Justement, le principe du DIY repose aussi sur l’accompagnement des utilisateurs. C’est un aspect que l’on retrouve avec Bluemix ?

M. D. : Beaucoup d’outils ont été développés pour faire connaître toutes ces solutions aux développeurs. Le blog Bluemix regroupe les annonces avec les nouvelles offres, le catalogue des services, à quoi ils servent et qui les a déjà utilisés… Sur le volet IoT, un blog de « recettes DIY » donne des conseils sur les capteurs qui conviennent le mieux à telle ou telle situation… Les développeurs peuvent aussi se rendre sur le blog spécifique à Watson, qui regroupe des kits de démarrage avec des cas d’utilisation. Les garages IBM, comme celui qui a été ouvert à Nice, peut les aider à démarrer avec Bluemix, dans une notion de co-développement. Ces espaces sont des entités de valorisation. Les collaborateurs IBM vérifient avec le client que son projet a de la valeur en se plaçant toujours du point de vue de l’expérience utilisateur. Ils creusent ensuite le cas métier et rentrent dans la phase de design technique. Pour devenir efficace, le Do It Yourself doit être encadré et conseillé. L’open source est une boîte à outils magnifique mais il faut savoir choisir, comparer les outils pour trouver la solution la plus adaptée au projet et aussi celle que le client sera capable de gérer seul. Quand il a les bons outils, l’expérience DIY s’en trouve enrichie !

contenu conçu et proposé par IBM 

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