Le #BigData réconcilie ingénieurs et commerciaux

Selon une étude du Syntec, 2 000 emplois de «data scientists» devraient être créés d’ici à 2018.

INFOGRAPHIE- Les perspectives d’emploi font rêver écoles et étudiants

 Le big data: toutes les écoles s’y mettent. Il semblerait que l’exploitation des énormes bases de données soit devenue un nouveau filon. Reconnaissons que tous les indicateurs sont au vert. Une étude du Syntec numérique de 2013 affirmait que 2 000 emplois de data scientists devraient être créés d’ici à 2018. Après le premier mastère spécialisé créé par Télécom ParisTech il y a quatre ans, les autres écoles de commerce et d’ingénieurs ont suivi. Un salon sur ce thème a même été organisé à Paris en mars.

Data scientist, data analyst, marketing digital, responsable de la relation client sur Internet (ou e-CRM), responsable de l’e-commerce, gestion de communautés… les débouchés à l’issue d’un mastère spécialisé ou d’un MSc sur le big data sont très divers et dépendent de l’angle retenu par la formation.

«Comment respecter la vie privée des utilisateurs ?»

Les programmes au sein des écoles d’ingénieurs ou en partenariat avec l’une d’elles sont nécessairement plus techniques et exigent un socle minimal de connaissances en mathématiques et informatique. Elles accueillent plutôt des profils scientifiques et ingénieurs. C’est le cas à Télécom ParisTech. À l’issue de la formation, les étudiants travailleront comme data scientists, c’est-à-dire qu’ils seront capables «de créer les systèmes permettant de récolter et trier des données», explique Stéphan Clémençon, responsable du mastère. Et d’ajouter: «Nos étudiants suivent également des cours de sciences humaines et de droit car le big data soulève de forts enjeux juridiques: que puis-je faire des données, à qui appartiennent-elles, comment respecter la vie privée des utilisateurs?»

«La cyberdéfense est une dimension primordiale dans la sécurité d’un État ou d’une entreprise»

Le nouveau mastère en cybersécurité de Télécom ParisTech, ouvert à la rentrée 2015, est encore plus spécialisé. «C’est un domaine très dynamique car la cyberdéfense est une dimension primordiale dans la sécurité d’un État ou d’une entreprise», indique Rida Khatoun, enseignant. Il estime d’ailleurs que le secteur possède «de fortes marges de croissance, de nombreuses entreprises n’ayant toujours pas mis en place les normes de sécurité adéquates».

«Les étudiants sont plus sur l’analyse de données que sur le traitement.»

À Grenoble École de management et Grenoble INP-Ensimag, la formation se veut équilibrée entre le volet technique et le volet management, et est «plutôt généraliste», selon Fanny Rabouille, la responsable. Les emplois à la sortie seront ceux de data scientists mais également de data analysts. À l’inverse, Audencia ou l’Essca ont fait le pari inverse. Leurs formations abordent le big data du strict point de vue du management. Dans l’école nantaise, aucun prérequis n’est demandé à l’entrée du MS. «Les étudiants sont plus sur l’analyse de données que sur le traitement.» Ce qui permet d’attirer d’autres profils.

Huit mastères spécialisés et mastères of science dans le big data

Dans ce domaine crucial pour les entreprises, les salaires montent haut.

Par Aurore Abdoul-Maninroudine

http://etudiant.lefigaro.fr/orientation/actus-et-conseils/detail/article/le-big-data-l-eldorado-19719/

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