Comment adopter une vie numérique plus écolo ?

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Ce qui est numérique n’est pas forcément écologique. © Viktor Hanacek

Les bonnes pratiques ne coûtent rien et peuvent parfois faire une grande différence.

Envoyer moins d’e-mails

Pour envoyer des courriels, il faut des ordinateurs, des réseaux de communication et des serveurs de stockage. Du matériel qui consomme énormément d’énergie. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), une entreprise de 100 salariés qui réduirait de seulement 10 % ses envois d’e-mails économiserait une tonne d’équivalent CO2 par an, soit la quantité émise par un vol Paris – New York.

Pour y arriver, il suffit de limiter le nombre de personnes en copie, préférer les réunions physiques aux discussions par mails et supprimer la pièce jointe attachée à un message lorsqu’on répond à l’expéditeur.

Optimiser ses recherches Internet

Plus on consulte de pages, plus on consomme. Lorsqu’on ne trouve pas ce que l’on cherche, c’est de l’énergie gaspillée. Pour l’Ademe, les requêtes Internet représenteraient environ 10 kg d’équivalent CO2 par an et par internaute.

Comment réduire cet impact ? Cibler davantage les mots clés, éviter d’ouvrir de nombreuses fenêtres en même temps et taper directement l’URL dans la fenêtre de recherche. Il est conseillé d’utiliser les favoris plutôt que de revenir vers Google.

Éteindre les appareils la nuit

Lorsqu’ils sont allumés 24h/24, une box ADSL et son boîtier TV consomment chaque année 150 à 300 kWh, l’équivalent de cinq à dix ordinateurs portables utilisés huit heures par jour. Il suffit d’appuyer sur quelques boutons avant d’aller se coucher…

Pour que le téléphone portable ne consomme pas toute la nuit, éviter de le laisser en charge.

Préférer le livre aux liseuses

À première vue, les livres numériques devraient avoir un impact moins important sur la planète que les millions de livres imprimés sur du papier chaque année. En réalité, c’est plus compliqué que cela.

Compte tenu de ses composants et de l’énergie dépensée, la liseuse ne prend l’avantage qu’à partir d’environ 130 livres numérisés. Si, comme la majorité des Français, on ne lit en moyenne que seize livres par an, il y a fort à parier que la liseuse soit obsolète avant d’avoir atteint ce chiffre.

Réduire le stockage dans le Cloud

Les données stockées en masse sont conservées sur des serveurs dans des « data center ». Chacun consomme, en moyenne, l’équivalent en électricité d’une ville de 50 000 habitants.

Garder ses vieux appareils

D’un point de vue écologique, utiliser jusqu’au bout un appareil ancien a moins d’impact que d’en acheter un nouveau, même s’il consomme moins d’énergie. Les composants électriques en fin de vie représentent une pollution importante et la fabrication de nouveaux appareils met une forte pression sur des matières premières non-renouvelables, comme les métaux.

Par Jasmine SAUNIER
http://m.jactiv.ouest-france.fr/vie-pratique/savoir-vivre/comment-adopter-vie-numerique-plus-ecolo-63220

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