#Euro2016 : comment les datas se mettent au service des transports

La modélisation développée par ForCity pour optimiser les déplacements lors des matchs de l'Euro 2016 à Lyon.
La modélisation développée par ForCity pour optimiser les déplacements lors des matchs de l’Euro 2016 à Lyon. (Crédits : Capture d’écran / Plateforme ForCity)
Afin d’optimiser la desserte du Grand Stade lors des six matchs qui auront lieu dans le cadre de l’Euro 2016, Keolis Lyon a fait appel à la startup ForCity. Cette dernière a été chargée de tester les différents scénarios de transports possibles afin de gérer au mieux l’affluence.

Lundi prochain, le Grand Stade des Lumières accueillera son premier match de l’Euro 2016. A cette occasion, la Belgique sera opposée à l’Italie. Coup d’envoi prévu à 21h. Mais encore faut-il que les spectateurs arrivent à l’heure. Et c’est justement pour gérer cette affluence -plus de 50 000 personnes sont attendues par matchs-, que Keolis Lyon a passé commande auprès de la startup lyonnaise ForCity en 2015, pour un montant que l’exploitant du Sytral n’a pas souhaité dévoiler mais qui comprend « six chiffres et non pas cinq« .


Projection virtuelle

En amont de l’événement sportif, des essais ont déjà été réalisés lors d’une dizaine de matchs qui se sont tenus au Grand Stade depuis le début de l’année « ce qui nous a permis de tester les paramètres et la fiabilité du modèle« , continue le directeur général de Keolis Lyon. Tout l’enjeu est de déterminer quels seront les délais d’attente aux arrêts de métro ou de tramway, quelles seront les conditions de sortie du stade, quel sera le degré d’absorption des flux ou encore quel sera l’impact pour le reste du réseau.

Dans ce cadre, ForCity a donc simulé dans un univers virtuel, qui se matérialise sous la forme de cartes, quels seront les comportements des spectateurs. Une façon d’éviter le schéma qui s’était déroulé lors de la finale de la Champions Cup de rugby à la fin du mois mai, au cours de laquelle des temps d’attente relativement longs avaient été observés au niveau de La Part-Dieu et à la sortie du stade.

Partenariat d’avenir

Si ce partenariat était un premier test pour Keolis Lyon, la société compte continuer à utiliser les méthodes développées par ForCity à l’avenir.

« L’idée est d’avoir un outil de simulation de la mobilité qui permette d’anticiper les grands projets des années à venir, mais qui soit aussi permanent afin que nos équipes puissent l’utiliser de façon autonome par la suite« , indique Pascal Jacquesson.


ForCity en chiffres :
-2014, année de création de la startup
-59 salariés en 2016
-2,2 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2015
-1,3 millions d’euros de fonds propres
-5 % du capital est détenu par Keolis
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