L’open data peut rendre les transports en commun plus efficaces

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Michael Smith et Jonathan SImkin, de la start-up Swyft, donnaient jeudi 15 janvier une conférence sur l’usage des données au service de l’amélioration des transports publics. Jonathan Simkin, CEO de Swyft, a expliqué comment son entreprise collectait des données auprès de ses utilisateurs afin d’améliorer le fonctionnement des transports en commun.

Pour cela, la start-up opère de deux manières différentes. Tout d’abord, elle extrait des données issues des différents capteurs des smartphones de ses utilisateurs (GPS, wifi, bluetooth, etc.), afin de disposer d’informations sur les retards, la manière dont les usagers composent leur itinéraire, et autres informations sur le trafic. Tout en prenant des précautions pour ne pas porter atteinte à la vie privée des utilisateurs, (demande de l’autorisation d’utiliser leurs données, identité maintenue secrète, utilisation d’identifiants personnels qui changent toutes les 24h, etc).

En outre, la start-up a recours au crowdsourcing auprès de ses utilisateurs, leur proposant de reporter tout problème dont ils seraient témoins. Ceci lui a par exemple récemment permis d’annoncer sur Twitter qu’une station de BART était fermée suite à un incident, une heure qu’avant le compte officiel du BART ne le fasse.

Favoriser l’usage des transports en commun
La collecte des données est aujourd’hui l’une des composantes essentielles à l’amélioration du service de transports publics. La ville de San Francisco mise gros là-dessus pour faciliter le quotidien de ses citoyens et encouragent les partages et usages de data pour développer de nouveaux services.

« La collecte de données permet notamment d’effectuer des prévisions pour les usagers. En la matière, la précision est capitale. » a commenté Michael Smith, CIO de Swyft et fondateur de Transitime, un outil open-source fournissant des informations en temps réel sur les transports en commun.

L’entrepreneur a présenté plusieurs cartes en temps réel montrant, pour chaque ligne de bus, les différents véhicules circulant actuellement dans San Francisco, avec pour chacun le décalage entre les prédictions effectuées et les horaires constatés. Michael Smith a aussi fini par esquisser l’idée, sur le long terme, d’une conception « holistique » de la circulation, qui consisterait notamment à donner la priorité aux bus en adaptant la signalisation de manière intelligente.

On pourrait ainsi imaginer qu’un feu passe plus rapidement au vert si un bus est en attente. L’enjeu pour les villes étant de favoriser l’usage des transports en commun, ce genre d’approche va dans ce sens : améliorer les transports en commun permettra d’en favoriser l’usage et ainsi prôner une approche plus durable.

Par Les Echos
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