L’Open Data, une réelle valeur pour l’innovation, une richesse pour les entreprises

Même si la terminologie « Open Data » est apparue dans les années 90, son usage opérationnel est réellement depuis quelques années en plein essor. Les acteurs publiques ont la volonté croissante et des moyens technologiques plus aisés de rendre disponibles et accessibles ces données. Cette dynamique se répercute au sein des entreprises.

Cet engouement a permis à la France de gagner des places aux classements de l’Open Data Index et du « baromètre Open Data »

Le mouvement de l’Open Data prend naissance dans le monde scientifique en 1995, grâce à un groupe de chercheurs qui voulaient partager des données d’expérience afin de multiplier les chances de détecter des erreurs, se tenir mutuellement au courant des nouvelles avancées.
Bien qu’historiquement, le secteur public soit le secteur le plus impliqué dans l’Open Data, il n’est pas le seul concerné.

L’Open Data est un phénomène récent qui est en cours d’évolution et qui offre de larges opportunités dans différents secteurs d’activité, tels que l’éducation, l’énergie, les transports, la santé, la banque et l’assurance. L’exploitation de ces données permet d’offrir de nouveaux services et de nouveaux axes de développement et de connaissances pour les entreprises.

Ainsi, les principaux bénéfices attendus sont :
– D’améliorer la satisfaction client
– D’enrichir les analyses et les études
– D’améliorer son offre de produits et de services
– De développer des nouveaux produits / services innovants
– D’améliorer les prises de décision stratégique

Le marché français de la réutilisation de ces données a généré près de 740 millions d’euros durant l’année 2011, selon l’étude faite en 2012 par SerdaLab, laboratoire de veille et d’études. Le potentiel économique mondial du marché de l’Open Data s’élèverait à plus de 3000 milliards de dollars par an, d’après une étude du cabinet.

Des développements d’outils autour de ces données permettent ainsi :
– De les visualiser pour un usage public
– De les raffiner pour leur exploitation
– De les utiliser afin d’améliorer la connaissance client

L’Open Data s’inscrit dans un élan technologique, et de fait elle souffre de nombreuses limites. Pour pallier à ces limites, Estialab axe ces efforts de R&D sur les champs suivants :
– Développement d’une bibliothèque de connaissances permettant de cartographier les sources de données potentielles accessibles directement ou à la demande des fournisseurs potentiels concernés, une cartographie de ces sources et de leur qualité.
– Développement de mécanismes et technologies permettant la récupération et la manipulation unifiée de données actualisées, augmentant de fait la qualité des analyses qui pourront être établis en croisant plusieurs jeux de données.
– Etablissement d’une approche unique et d’un référentiel permettant l’uniformisation de la qualité des données ainsi que la manipulation des données en abordant les problèmes d’hétérogénéité aussi bien sur la nature, l’origine ou la structure de celles-ci.
– Ouverture des technologies de traitement à des données exogènes et des algorithmes d’intégration de ces données.
– Production de modèles combinatoire et de rapprochement de ces données Open Data dans l’écosystème décisionnel « classique » des entreprises.

Magalie DIDIER, Groupe Estia
Magalie DIDIER, Groupe Estia
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